Le ginger, une valeur sûre de ma garde-robe cousue main !

Porté ici avec ma blouse Aubépine de Deer & Doe et mon Gilet Cannelle de Christelle coud :

J’ai donc de nouveau cousu un Ginger jeans de Closet care patterns. Toujours la version taille basse et jambes droites (version A). La version B étant conçue pour une taille haute et des jambes skinny.

Voici ma version à plat, devant & dos :

Pour rappel, voici mes quatre versions précédentes :
Le premier, cousu en 2014/2015, avec surpiqûres contrastantes (fil métallisé argenté) :

Le deuxième, cousu en 2017/2018, dans un denim léger et avec surpiqûres ton sur ton :

Le troisième, cousu en 2019/2020, en version jean flare / jambes larges et surpiqûres contrastantes :

Le quatrième, cousu en 2021, avec surpiqûres ton sur ton :

Et donc le 5ème cousu dans un denim noir que je vous montre ici dans différentes tenues. Attention, avalanche de photos !
Avec mon T-shirt patron maison & mon Chemisier Stretchy de Moi je couds :

Avec mon chemisier Jamie de Sophie Denys :


Avec mon pull trompe-l’œil Livia de Super Bison :



Avec ma blouse Burda réalisée dans un joli imprimé de chez Tissoeurs :

Avec mon chemisier The Wind de Mimoï patterns (dans une viscose qui se froisse bien trop vite…) :


Avec ma parka Nils de Coralie Bijasson :

Côté tissu, il est préconisé d’utiliser un denim de poids moyen contenant au moins 2% d’élasthanne ou ayant au moins 20% d’élasticité. J’ai donc choisi ici une gabardine noire avec 3% d’élasthanne achetée chez Mondial Tissus mais offerte par mon cher & tendre : 13,99€ le mètre. Ca faisait un moment que je cherchait un denim / gabardine d’une épaisseur correcte et surtout d’un noir bien profond, je suis ravie de mon achat bien que cette gabardine ait tendance à chopper toutes les poussières. Je précise par ailleurs que je n’ai pas lavé ce tissu (trop peur des marbrures et que le noir perde de sa splendeur). Par contre, je l’ai minutieusement bien décati au fer !

Le patron est proposé de la taille 0 à 20. J’ai fait un compromis de tailles et ai donc décidé, comme pour mes précédents jeans, de coudre intégralement en taille 8 :




Un tableau des mesures finies du vêtements est également prévu dans le livret. A noter qu’il y a une aisance négative au niveau des hanches et des jambes (heureusement l’élasthanne permet permet de contrebalancer ces mesures). Faisant une taille 2 en tour de taille et une taille 8/10 en tour de hanches, il a donc fallu que je procède à un ajustement cambrure et ai ainsi retiré au total 6 cm. Autre modification : j’ai raccourci les jambes de 5 cm (team grand buste, petites jambes !).

Côté niveau, la marque indique un niveau intermédiaire. Je dirais plutôt un niveau intermédiaire/avancé car ce patron demande tout de même du temps, de la concentration, de la minutie et d’éventuels ajustements… Les instructions de montage sont claires et bien illustrées (schémas). A l’époque où j’avais acheté ce patron (en 2014 !), les explications n’étaient qu’en anglais mais aujourd’hui elles vous sont également proposées, lors de l’achat, en français. Le PDF est aujourd’hui au prix de 16 € (en 2014, je l’avais acheté 11,68 €). Les valeurs de couture sont incluses mais attention elles sont de 1,6 cm (perso, j’ai tout cousu à 1,5 cm). Pour me faciliter les choses, j’ai utilisé le pied Pfaff avec guide métallique qui me permet de coudre précisément à 1,5 du bord, j’en parle ici !

Pour celles et ceux qui n’oseraient pas encore se lancer dans ce patron, sachez qu’un sew-along est en consultation libre sur le site de Closet Core Patterns. Ce pas à pas est proposé avec de nombreuses explications (en anglais) illustrées de photos, ce qui aide grandement à la compréhension. Sur mon blog, j’ai également rédigé un article qui reprend les principales étapes d’assemblage.

Comme vous pouvez le voir, j’ai opté pour du fil polyester classique noir, donc ton sur ton, pour les surpiqûres. Les poches italiennes, la ceinture et la braguette :

J’ai utilisé des aiguilles spécial jean taille 90/100 de chez Organ (vendues 2,5€ chez Fil 2000). J’ai par ailleurs utilisé une double aiguille Schmetz taille 80 (écart 2,5) pour les surpiqûres. J’aurais préféré un écart de 4 et une taille 90 mais j’ai pris ce que j’avais dans mon stock. Curieusement, cette double aiguille a tenu le choc des épaisseurs, elle ne s’est pas cassée (certainement parce que ma gabardine est moins épaisse qu’un denim traditionnel…) :

Pour la doublure, j’ai utilisé des chutes de coton noir de mon stock :


Voici une vue globale du pantalon sur l’envers :


La ceinture est surpiquée avec une aiguille simple. Pour obtenir un résultat correct endroit comme envers, j’ai bâti la ceinture avant de la surpiquer.

Voici le résultat :

J’ai commencé et fini de surpiquer au niveau du milieu dos : les points d’arrêts sont ainsi cachés par le passant qu’on viendra coudre par la suite.

Les passants sont au nombre de 5. J’aime bien la technique de coudre une grande bande qu’on vient surfiler sur un côté puis plier en trois puis ensuite couper en 5 : c’est rapide et efficace !

J’ai utilisé un bouton en métal de la marque Prym :

Il se pose facilement grâce à la pince de la même marque :

Pour la boutonnière, j’ai utilisé le pied Pfaff pour boutonnière manuelle qui réalise en 4 étapes la boutonnière. Le pied Sensormatic gère en effet mal les épaisseurs qui se trouvent au niveau du bord de la ceinture (problème d’entrainement, le pied fait du sur-place…). J’en parle dans cet article.

La braguette, la fameuse ! Une fois cette étape faite, on est tout de même bien content car c’est vraiment l’étape technique qui demande concentration, minutie et précision… La méthode proposée par Closet Core Patterns est vraiment bien pensée, c’est en tout cas celle que je préfère suivre.



Je regrette juste d’avoir utilisé une fermeture éclair en métal car le curseur est trop épais et ça se voit au porté : ça crée une boursouflure peu élégante. J’aurais dû utiliser, comme pour mes précédents jeans, un zip en plastique avec une tirette fine & discrète…


Côté envers, voici ce que ça donne avec le sous-pont :

La braguette en cours de couture : le fameux moment ou on utilise le découd-vite pour retirer les points de bâti… et voir si la braguette est réussie ou pas… J’avais eu de sacrées sueurs froides pour mon jean flare…

Côté envers :

Les poches italiennes :

Passons à présent au dos du pantalon. Je n’ai pas fait de fioritures en termes de surpiqûres pour les poches : j’ai fait au plus simple en réalisant une double surpiqûre. On peut en effet télécharger des modèles pour coudre des poches avec surpiqûres fantaisie.



Sur l’envers, voici ce que ça donne :

J’ai posé un rivet aux coins externes des poches plaquées (toujours de la marque Prym) :

Pour positionner les poches avant de les surpiquer, j’ai là encore utilisé la même astuce, à savoir du ruban adhésif double face :

Le bas du jean est fini par un double rentré d’1,5 cm :

Voilà pour ce jean qui vient compléter ma chouette collection de Gingers ! 10 ans entre le premier et le dernier !



Bonjour Sandrine, Ton nouveau Ginger est très beau et te va parfaitement !
Je n’ai jamais aimé les jeans taille basse, je trouve cela très inconfortable et je passe mon temps à les remonter. Bon, je n’ai peut-être pas la bonne morphologie je ne sais pas… Je trouve qu’un jean taille haute bien ajusté (je n’ai pas dit « serré ») est bien plus confortable et de plus, ça fait un joli postérieur – pour rester dans un langage châtié.
Je suis grande et ma forme préférée est le pattes d’éph’ de mon adolescence, qu’on appelle d’ailleurs maintenant le flare, puisque tout est anglicisé…
Merci beaucoup pour ton message ! La tendance actuelle est aux pantalons taille haute mais je n’aime vraiment pas tant en terme de confort que d’esthétisme… Comme quoi les avis divergent ! Par contre j’aime vraiment beaucoup les coupes flare, je trouve ça hyper flatteur pour les morphologies en A.
Bravo pour cette superbe réalisation ! Et merci pour toutes les explications. C’est un challenge technique que de coudre un jean, réservé aux plus aguerries je pense. Mais on peut rêver en admirant le votre 😊
Yvette
Merci beaucoup Yvette ! C’est l’étape de la braguette qui peut effectivement faire peur mais c’est incontournable dans la vie toutes couturières. Et ensuite quelle satisfaction ! ça permet passer un cap en couture, je recommande !
Bonjour Sandrine, déjà toutes ces années. merci pour l’astuce du faufilage en biais pour bien positionner la ceinture. je vais tester. toujours de chouette astuces à apprendre avec vous! merci
Merci beaucoup ! y’a pas secrets pour obtenir un résultat à peu près correct, il faut bâtir… Là j’ai essayé de bâtir en faisant en sorte de piquer l’aiguille dans le sillon de la couture (endroit) et de la ressortir de l’autre côté à 1 mm du rempli (envers). ça reste perfectible évidemment…