Tiens, ça faisait un petit moment que je ne vous avais pas parlé de modélisme par ici et notamment de moulage…

J’ai eu la chance d’utiliser des bustes de la marque Stockman, Cléo et Isis à l’occasion de cours de couture et de moulage que j’ai eu la chance de suivre à la Maire de Paris. Ce sont des mannequins robustes et stables qui permettent de travailler correctement. Par contre ils coûtent extrêmement chers… Ce qui fait que je n’en ai jamais acheté…

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J’ai littéralement adoré les cours de moulage que j’ai suivis en cours du soir à la Mairie de Paris (ça date, c’était il y a 9/10 ans !!!) au Lycée professionnel Turquetil (11e). Une prof absolument exceptionnelle qui nous appris la technique du moulage avec beaucoup de générosité, de savoir-faire, de pédagogie et surtout de passion. Il est rare de rencontrer de telles personnes ! Je suis donc ultra reconnaissante d’avoir pu suivre cet enseignement. Pendant cette année d’apprentissage qui restera à jamais gravée dans ma mémoire, j’ai notamment appris à observer une toile et donc à exercer mon oeil. Réaliser un moulage c’est une chose mais savoir si celui-ci est correct c’est autre chose. Etre capable d’apprécier le volume, les belles lignes, un joli tombé, une toile bien équilibrée et ajustée… et bien ce n’est pas si facile que ça. Pour moi, c’est encore aujourd’hui un aspect que je dois travailler afin que j’aiguise mon œil. Pour ce faire, il faut prendre du recul, faire des avant-après, des essais / erreurs : comprendre ce qui va et ce ne va pas et trouver les corrections appropriées. C’est quelque chose qui demande de l’expérience, de la patience et un sens de l’observation aigu. Après, c’est comme tout, plus on pratique et plus vite on pourra alors identifier et résoudre les problèmes de coupe, les imperfections de la toile, les tensions du tissu… Il est également important d’intégrer les notions de style, de volume, d’aisance et de confort. Bref… C’est tout un univers et je trouve ça passionnant !

Pendant ces cours du soir relativement intensifs (deux fois par semaine pendant toute une année scolaire) nous avons eu l’occasion de travailler sur plusieurs tenues dont en voici quelques-unes :

robe encolure en v et jupe évaséerobe bustierrobe 5 en 1robe cintrée avec poche décolléeveste caban

A n’en pas douter, le projet le plus complexe fut le moulage d’une veste tailleur avec tous les codes qu’on lui connait :

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La même veste, en cours de moulage :

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Le moulage, je trouve ça littéralement fascinant et bien plus palpitant que la coupe à plat (que je trouve bien plus austère au regard de tous ces tracés et autres calculs mathématiques…). Le moulage est plus concret pour comprendre la construction d’un patron et c’est surtout bien plus intuitif ! Il faut avoir un esprit mathématiques pour faire de la coupe à plat et suivre toute une série d’instructions qui donneraient presque le tournis… Et en plus de cela, le résultat est rarement à la hauteur de nos espérances : il y a toujours plein de choses à corriger…

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J’ai également mis longtemps à comprendre et à visualiser comment donner du volume (3D) sur du papier (2D)… Après, les deux méthodes sont complémentaires, l’une ne va pas sans l’autre mais c’est un avis tout à fait personnel. En tout cas, en ce qui me concerne je suis passée de l’ombre (la coupe à plat) à la lumière (le moulage) et ce fut une véritable révélation car on travaille directement sur le mannequin et donc sur le volume (et le résultat est bien plus satisfaisant !!!)

Mais pourquoi donc je vous parle de moulage par ici ?! Tout simplement parce que ces derniers temps, j’ai eu envie de refaire du moulage. Pour ce faire, j’ai ressorti mes notes prises en cours du soir et pour me remettre le pied à l’étrier, je me suis offert le parcours complet proposé Sophie Valantoine par le biais de la plateforme Artesane (7 vidéos = 25 heures de cours). Coïncidence : le programme était en promotion à -30%. Si c’était pas un signe ça… Du coup, je n’ai pas hésité, j’ai acheté ce pack direct ! J’ai tout visionné et mon avis est des plus positifs. Il faut à présent que je revisionne le tout et que je passe à la pratique !

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D’ailleurs, si le sujet vous intéresse, je vous invite à regarder la masterclasse dédiée à la découverte du moulage proposée gracieusement sur la chaîne YouTube d’Artesane. ça vous donnera ainsi un bon aperçu de ce que c’est.

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Je suis également entrain de lire le livre qu’a écrit Sophie Valantoine : Le moulage du buste et autant vous dire que je le trouve vraiment bien : il est clair & explicite, ultra détaillé et richement illustré.

Il reprend les thèmes abordés dans le cours vidéo Artesane et ce livre est donc ultra complémentaire. Ce livre est bien plus intéressant et bien plus complet que celui proposé par Teresa Gilewska mais ça reste un avis tout à fait personnel.

Je lis également en parallèle le livre L’ajustement des patrons de couture de Sarah Veblen que je trouve là aussi très bien. Je n’en suis qu’au début de ma lecture mais j’en suis pour pour l’instant plus que satisfaite.

Ce livre permet de mieux comprendre et donc de visualiser les problèmes d’ajustement rencontrés et d’en trouver les solutions. Le fait que les toiles / prototypes soient portées par des personnes « réelles », je trouve ça tout simplement génial. Ce livre est donc complémentaire à celui du moulage du buste : les deux sont intimement liés à mon sens.

Quand on veut ajuster une toile, il faut prendre du recul mais parfois ça ne suffit pas. Surtout quand on essaye la toile sur soi… Dans le livre il est écrit qu’il est bon de se regarder dans un miroir ou de prendre des photos. Je me suis en effet rendu compte que je voyais des choses ou des détails en photos que je ne voyais pas dans un miroir et vice-versa. C’est donc en effet une bonne solution car ça met en exergue certains soucis, ça fait apparaître des plis qu’on ne voyait pas… il est bon aussi de laisser passer quelques heures/jours. Faire appel à une personne extérieure peut également être fort judicieux. Mon mari, qui n’y connait rien en couture, a de sacrées dispositions en la matière. Il voit tout de suite où ça cloche, s’il y a trop de surplus à tel endroit ou au contraire que la toile est trop serrée à tel autre. Vous savez, mon mari c’est également la personne qui ne sait pas jouer du piano mais qui est en revanche capable de reproduire au piano une mélodie qu’il a entendu à la radio… Voilà, voilà, chez certains c’est innée et chez d’autres, comme moi, et bien y’a pas de secrets, il faut travailler, s’exercer… Dans le livre il est aussi dit qu’il faut savoir s’arrêter au bon moment en terme d’ajustement : raison et perfection…

Assez rapidement dans le cours vidéo Artesane, on parle mannequins. Et oui, si on veut faire du moulage, y’a pas de secrets, il nous faut un support ! Sophie Valantoine présente différents types de mannequins et explique ce qu’on peut faire avec chacun. Ce qui m’a plu c’est qu’elle a dit qu’on pouvait faire du moulage avec les moyens du bord et donc avec ce qu’on avait à la maison, ici en l’occurrence un mannequin réglable (à condition toutefois de procéder à quelques modifications). Du coup, ça m’a donné une sacrée motivation !

J’avais acheté à mes débuts (je vous parle de ça, c’était il y a pas loin de 15 ans) le mannequin réglable premier prix proposé par La Redoute. Je ne recommande pas cet achat car ce mannequin est plutôt instable, il a mal vieilli dans le temps et s’est abîmé rapidement. Du coup, ça fait des années que je ne l’utilise plus. En vérité, il m’a plus servi comme élément de décoration qu’autre chose…

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Mais… j’ai décidé de lui redonner une seconde vie / chance. Pour ce faire je l’ai ressorti de la cave et j’ai procédé aux transformations proposées par le cours Artesane. J’ai de la chance car ce mannequin correspond à peu près à mes mensurations. C’est nickel côté poitrine et taille. En revanche côté bassin, ça ne correspond pas vraiment mais tant pis… Dans le cours, Sophie Valantoine explique comment gérer/combler les béances dues au mannequin réglable et j’ai donc suivi ses recommandations. Encore une fois, de mon côté c’était plutôt facile mais si vous avez des trous larges à combler ou des protubérances à ajouter ça devient tout de suite beaucoup plus complexe… Mais l’exercice en vaut peut-être la peine, à vous de voir…

Pour rembourrer, voici les matières conseillées : de la ouatine en coton, du molleton, de la ouate de rembourrage. Perso, je n’avais que cette ouatine composée de 80% coton & 20% polyester dans mon stock, j’ai donc fait avec… J’avais acheté cette ouatine à l’origine pour en faire un plaid en patchwork.

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Première chose, j’ai mis sur mon mannequin un soutien-gorge (avec armature mais sans c’est mieux) pour donner un peu plus de volume, histoire que ce soit plus conforme à ma morphologie.

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Ensuite, j’ai ajouté sur le milieu devant, le milieu dos et sur les côtés des bandes de ouatine. J’ai également comblé les trous qui sont situés au niveau des molettes de réglage.

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Comme recommandé, j’ai fixé cette bande avec quelques points à la main pour que ça reste bien en place. Ça permet aussi de lisser/égaliser les épaisseurs sur le mannequin.

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J’ai également maintenu le haut des coques par quelques points à la main.

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Je n’ai pas gardé l’ouverture qui est donnée au niveau de l’entrejambe. Question de préférence. J’ai donc comblé ce vide avec cette ouatine (car c’est la seule chose que j’avais dans mon stock).

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Voici ce que ça donne devant et dos :

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J’ai également calfeutrer les côtés puis ai tenté de rembourrer une zone précise, celle du bassin et des fesses mais ce n’est pas tout à fait concluant… Il faut en effet y aller par strates successives pour donner le volume souhaité.

J’aurais dû utiliser du molleton qui a un aspect plus volumineux/gonflant. Il est difficile je trouve d’avoir une transition parfaite entre le rembourrage et le revêtement du mannequin, un aspect lisse et donc sans irrégularité. Certainement que j’aurais dû y passer plus de temps pour que ce soit nickel mais disons que ça passe, je ne suis pas non plus d’une extrême exigence…

Une fois cette étape de rembourrage faite, j’ai enfilé par-dessus mon mannequin une housse en jersey lycra (que j’avais achetée avant de visionner le cours Artesane). Cette housse permet de lisser le tout et de cacher aussi tous ces rembourrages.

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A noter que par transparence, on voit un peu la ouatine. Disons que ça se voit beaucoup sur les photos, mais en vrai, ça ne se voit pas vraiment… Je suis ravie du résultat, ce rendu visuel me satisfait amplement !

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Cette housse, je l’ai achetée sur le site My Chic Mercerie à un prix tout à fait correct : 21,90€ frais de port compris.

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Elle existe en plusieurs coloris et est prévue pour s’adapter de la taille 36 à 44. Je suis un peu septique car ça n’a pas été aussi évident que ça à enfiler sur mon mannequin qui fait justement la taille 36… Je vous rassure tout de suite, aucune couture n’a craquée, mais je demande à voir pour une taille 44 (c’est un ressenti tout à fait personnel) car le revêtement, bien qu’il soit indiqué 100% lycra, n’est pas si extensible que ça en largeur (il l’est plus en longueur, ce qui je trouve, a moins d’intérêt).

Je vous montre sur l’envers ce que ça donne. Les coutures semblent être surjetées (surjet 3 fils) avec un (ou des) fil mousse.

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Le bas de la housse est élastiqué, ce qui lui permet de bien épouser la silhouette du mannequin.

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Il y a juste le haut du mannequin qui ne s’adapte pas bien (en tout cas sur mon mannequin). Du coup j’ai fixé l’excédent de matière par quelques points à la main.

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Avant d’enfiler cette housse sur mon mannequin, j’en ai relevé le patron pour m’en coudre une autre version, cette fois en blanc. Du coup, j’ai revu le patronage du col pour que celui-ci s’adapte mieux à mon mannequin. Vive le sur-mesure !

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Dans le cours Artesane, S. Valantoine, explique comment réaliser une housse par la technique du moulage et il est vrai que ça aurait été un bon exercice… Le principe semble en effet simple à exécuter.

Cette housse noire, je la trouve très élégante mais après réflexion, je me suis dit que ça ne convenait pas pour deux raisons :
1/ Si je veux faire du moulage, il est tout de même préférable de prévoir un revêtement clair
2/ Vous le savez, je couds beaucoup de noir… Du coup, mes cousettes risquent de ne pas être vraiment mises en valeur : noir sur noir, on ne voit pas grand chose, vous en conviendrez… Ci-dessous, il s’agit de mon petit haut recyclé :

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Pour ma housse cousue main, j’ai donc acheté un jersey/lycra ayant suffisamment d’extensibilité dans les deux sens. J’ai acheté celui-ci au poids chez Toto Tissus (il y avait -50% ce jour-là, une aubaine !). Pour info, Artesane recommande d’utiliser un jersey de plus de 220 g avec un taux d’élasticité de 45%. Par exemple cette maille milano de 260 g qu’on peut retrouver chez Little Fabrics.

Je ne connais pas le grammage de mon jersey, mais certainement que j’aurais dû le prendre plus épais car ça ne lisse pas encore tout à fait tout le travail préparatoire que j’ai fait mais je m’en contenterai très bien comme ça. Tout ce rembourrage et ces couches successives dues aux deux housses ont un peu modifié la mesure du tour de taille. Il y a donc deux centimètres en plus mais là encore, ça ira très bien comme ça.

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Pour l’extrémité supérieur du mannequin, j’ai ajouté deux couches de ouatine, ce qui me permet d’y planter par la suite quelques épingles.

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Chose ultra pratique quand on fait du moulage !

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Après toute cette préparation, arrive l’étape purement moulage. Pour ce faire, voici mon petit matériel de base (on retrouve facilement tout cela chez Fil 2000 à Paris) : pistolet, règle japonaise, mètre-ruban, bolduc tressé 4 mm, bolduc adhésif (facultatif), ciseaux, crayon Lyra double rouge/bleu, épingles Bohin acier extra-fines, porte-épingles/bracelet, toile à patron… Et on n’oublie pas le fer à repasser qui est évidemment ultra indispensable !

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C’est facultatif, mais ça reste utile : du papier carbone pour remettre au propre la toile qu’on a moulée sur du papier ou sur du tissu.

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J’ai ensuite procédé au placement des bolducs sur le mannequin : du rouge pour les aplombs (milieu devant + milieu dos) & les lignes de côté, du noir pour toutes les autres lignes repère. Pour ce faire, j’ai tenté de suivre les consignes données dans le cours Artesane.

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C’est un exercice qui prend du temps et qui n’a pas été des plus faciles à exécuter du fait de mon mannequin. Je pense notamment à l’emmanchure qui est ici en volume (alors que sur un mannequin standard c’est plat). C’est donc loin d’être parfait mais j’ai fait en tout cas au mieux…

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Une fois cette fastidieuse étape faite, je suis passée à l’action en réalisant un moulage ajusté du buste. Pour ce faire, j’ai opté pour un corsage avec découpes bretelles devant et dos. Après avoir effectué un plan de moulage, j’ai ensuite pris du coton blanc de mon stock mais il est tout de même préférable d’utiliser de la toile à patron prévue à cet effet (toile crétonne écrue). Perso, je l’achète chez Fil 2000. Elle coûte 3,40€/mètre, tout du moins pour celle qui est d’épaisseur moyenne. J’en avais également acheté il y a quelques années chez IKEA à 2€/m, prix imbattable ! Cette toile existe en plusieurs épaisseurs/grammage, tout dépend en fait du projet final. D’une manière générale, Sophie Valantoine préconise d’utiliser une toile d’épaisseur moyenne, soit env. 115g/m². Prévoyez une toile plus épaisse pour le moulage d’un manteau, du crêpe pour les drapés, du jersey pour un projet maille…

Quelques photos du corsage avec toutes ces épingles (que j’aurais dû positionner à l’horizontales…) et ces pointages :

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Une fois mon corsage désépinglé, il faut passer par l’étape vérification, rectification / réglage du tracé du patron-toile. C’est une étape qui demande un peu de temps car il faut obtenir de jolies lignes harmonieuses et nettes grâce à une règle et un pistolet.

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J’ai ensuite cousu le corsage corrigé et le voici à présent sur le mannequin :

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Du coup, avec cette emmanchure un peu spéciale, je ne peux pas vraiment y mettre le bras que j’avais cousu il y a plusieurs années de ça en cours de moulage… ça ne s’adapte pas très bien et j’ai donc peur que ça fausse tout le travail… Pour la manche, je préfère de toute façon la patronner à plat car j’avais trouvé ça ultra difficile de la mouler lors de mes cours de moulage. Je n’en garde pas un bon souvenir car ce fut une étape plutôt fastidieuse… Dans le cours Artesane, Sophie Valantoine propose deux méthodes qui me semblent ultra intéressantes car sa façon de faire est je trouve bien plus efficace et donc bien plus facile à mettre en place. A tester donc…

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Pour info, si ça vous intéresse de confectionner votre propre bras, sachez que vous pouvez retrouver le patron en taille réelle et les instructions de montage dans le livre Le moulage du Buste de Sophie Valantoine. Dans le cours Artesane, elle vous explique également comment tracer le patron puis coudre ce bras.

Ci-dessous, voici le mannequin et le bras qui m’ont servi pendant les cours de moulage :

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L’étape d’après a été de coudre le corsage entier et que j’essaye cette toile, histoire de vérifier que celle-ci est bien à ma taille (parce qu’au final, c’est bien ce qui compte…) et procéder le cas échéant à d’autres ajustements/corrections.

J’ai donc ensuite tout décousu et utilisé cette toile comme si c’était un patron (avec marges de coutures incluses) que j’ai positionné sur du tissu :

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Voici ce que ça donne sur le mannequin. Vous remarquerez que j’ai reporté mes lignes d’aplomb et autres lignes repère :

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J’ai cousu un zip au milieu dos pour pouvoir intégralement fermé le corsage :

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Voici ce que ça donne sur moi. Alors, il est difficile pour moi de dire si cette toile est correcte ou pas, mais pour un premier jet, j’en suis ultra satisfaite ! J’avoue ne pas encore avoir suffisamment le recul et l’œil suffisamment aiguisé pour voir d’emblée si les lignes, les tombés et autres détails sont corrects, fluides & harmonieux. Il en est de même pour déterminer les problèmes & imperfections de la toile mais à première vue, j’en suis vraiment contente : pas de tiraillement, peu de plis, tout est d’aplomb, mes lignes repère sont correctement placées… et puis surtout je suis à l’aise dans cette toile. La notion de confort est à n’en pas douter essentielle !

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Et puis je suis ultra satisfaite du dos : moi qui ai une cambrure prononcée et bien là c’est nickel, pas de surplus de matière au bas du dos, incroyable !

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Par contre c’est un corsage qui a pas mal d’aisance au niveau de la taille. Remarquez, c’était tout à fait prévisible car si on veut un corsage vraiment très ajusté, il faut alors créer plus de découpes et/ou plus de pinces…

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Au niveau des hanches aussi, mais j’estime que ça va :

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Le problème majeur de cette toile réside à mon sens au niveau de l’encolure qui baille devant et dos : Comme vous pouvez le constatez, l’encolure se décolle… Le cou du mannequin est à n’en pas douter plus trapu que le mien…

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Et c’est quelque chose qui me semble difficile à corriger puisque mon mannequin est fait comme ça : je ne peux donc pas réduire davantage le tour de son cou… et du coup (oh, quel jeu de mot !) ça pose question pour tous les prochains moulages que je vais être amenée à effectuer… Tout risque en effet d’être faussé. Je pense notamment au moulage d’un col. Mais comment faire ? A part corriger systématiquement à plat sur mon patronage, je ne vois pas d’autres solutions… mais si vous en avez une, je suis preneuse !

Du coup je me retrouve avec deux soucis majeurs si je veux tenter l’expérience du moulage sur ce mannequin : la manche et l’encolure… Bon, ce n’est ici pas très grave, puisque je compte avant tout m’exercer au moulage. Si j’arrive déjà à mouler des corsages, des jupes et autres robes sans manches et sans cols, ce sera déjà extra ! Et puis peut-être qu’un jour, je m’offrirais un vrai mannequin avec des mensurations proche des miennes, je pense notamment à celui-ci de chez ESMOD ou à celui-là de chez Stockman… Mais bon, pour cela, il faut d’abord que je voie si ça en vaut vraiment la peine, si je vais pratiquer su le long terme le moulage ou pas. L’avenir nous le dira…