Cela faisait un moment que j’avais repéré ce modèle, le voilà enfin cousu !


Il s’agit du modèle n°107 du magazine Burda de juillet 2018. Par contre je n’ai pas trouvé le PDF sur le site de Burda France, uniquement la version anglaise…


Il s’agit donc d’un top cache-cœur aux manches courtes qui se ferme sur le côté ou sur le devant par des liens à nouer.

Voici ma version à plat :

J’ai cousu ma version dans cette maille tricot viscose que j’ai achetée sur le site Patterns for You, 25€ les deux mètres. C’est un tissu en provenance de Promod. Sur le site il est écrit que c’est du molleton gratté léger mais en fait pas du tout. C’est une maille tricot fine !

Pour rappel, j’avais cousu ce pull encolure en V (patron maison) :

Par contre, je n’avais pas le métrage suffisant pour coudre mon top cache-cœur, ce qui explique que les liens sont bien plus étroits que ceux proposés dans le patron (15 cm de large au lieu de 39 cm).

Ce patron est proposé de la taille 36 à 44. J’ai, comme d’habitude chez Burda, cousu la taille 36.

Ce qui m’a de suite séduite c’est le coupe cache-cœur de ce gilet avec ces grands liens à nouer. Je le porte ici avec ma jupe Anémone de Deer and Doe et mon sous-pull Diana de Oui Patrons. A noter que le gilet est court. Si c’était à refaire, je le rallongerais de quelques centimètres.

Les manches sont courtes. Je précise que je les ai tout de même allongées de 3 cm.

Je les ai finies par un ourlet de 3 cm réalisé à la recouvreuse.

L’endroit :

L’envers :

Voici comment se noue le gilet :


Le lien gauche passe par l’ouverture laissée dans le côté droit :



Côté extérieur, voici ce que ça donne :

Les liens se croisent ensuite dans le dos puis reviennent sur le devant :


Et il ne reste ensuite plus qu’à venir nouer les liens sur le côté (ou sur le milieu devant) :


Ce modèle est indiqué comme ayant un niveau de difficulté 2/4. Les explications ne sont pas des plus claires, j’ai en effet dû relire certains passages plusieurs fois pour comprendre les tenants et les aboutissants… J’ai donc cousu ce gilet plus à ma sauce qu’à celle de Burda !
L’encolure devant est finie par une parementure à même que j’ai entoilée avec un thermocollant maille. J’ai ensuite fixé la parementure à la recouvreuse (dans les instructions, les parementures devant sont laissées libres).




Côté envers, voici ce que ça donne :


L’encolure dos est finie par un biais rabattu que j’ai fixé ici avec un point zig-zag de la machine à coudre. Je précise que j’ai réduit la longueur de cette bande car mon tissu était très extensible.

J’ai utilisé la technique du fourreau pour que l’encolure dos soit prise dans la couture des parementures devant au niveau de la ligne d’épaule. C’est la même technique que pour la blouse Sofia de La Maison Victor.

Le bas du gilet est fini par un ourlet de 3 cm réalisé là aussi à la recouvreuse.

Sur l’endroit :

Sur l’envers :

Une fois les bords finis (encolure dos, encolure devant et ourlet) et la couture des côtés faites, on peut passer à la couture des liens. A noter qu’il faut laisser une ouverture sur le côté droit pour permettre le passage du lien. Pour cette couture d’assemblage, j’ai donc d’abord surfilé les bords puis cousu la couture latérale droite (à la machine à coudre). J’ai ensuite ouvert les coutures au fer puis j’ai surpiqué tout le contour de l’ouverture. Je précise que j’ai utilisé du fil Maraflex, ce qui permet une couture élastique sur du jersey avec un simple point droit (j’en parle notamment ici) :


Sur l’envers, voici ce que ça donne :

Sur l’endroit :

Arrive ensuite l’étape des liens. Ce sont deux grands rectangles qu’on plie en deux dans la longueur endroit à l’intérieur, qu’on pique sur l’un des petits côtés et sur toute la longueur. On retourne ensuite le tout sur l’endroit et on presse bien le tout au fer. Comme précisé plus haut, par manque de tissu, mon lien est beaucoup plus étroit que ce que préconise Burda. Il a donc fallu que je fronce le devant beaucoup plus que prévu :

Normalement, on ne doit froncer les bords devants qu’entre les crans indiqués sur le patron. Ici, j’ai dû froncer toute la hauteur…

Le devant froncé viendra ensuite s’insérer dans le lien. Pour ce faire, j’ai pré-formé au fer un rentré de 1 cm :

On épingle ensuite le tout :

J’ai ensuite piqué sur toutes les épaisseurs avec un point zig-zag de ma machine à coudre :

Et voici le résultat final :

Le fait d’avoir beaucoup froncé le devant, ça crée forcément une surépaisseur notamment sur le côté droit. Ca se ressent au porté et ça se voit un peu sur les photos. Sur celle-ci par exemple, c’est flagrant :

Voilà pour ce gilet que je suis contente d’avoir enfin cousu. A refaire donc mais cette fois avec suffisamment de tissu pour éviter d’avoir cette boursouflure disgracieuse…


Ce modèle me semble élégant même avec la dite » boursouflure » . Quelques fois , moi aussi , je me focalise sur un défaut que personne d’autre ne remarque , même s’il est réel . Mon mari me sert de testeur .
Merci Claudine ! Nos hommes sont effectivement de bons conseils, ils ont toujours l’oeil, c’est en quelque sorte notre miroir et c’est souvent bien pratique !
très chic ce cache-coeur et il paraît confortable. Merci pour tous ces détails couture, comme toujours très utiles et pertinents.
Vous parlez d’un modèle de juillet 2018 mais le magazine est de janvier 2012 ?
Bravo pour cette réalisation
Merci beaucoup Yvette ! Vous avez raison, je me suis trompée de magazine, erreur corrigée ! En fait dans celui de janvier 2012 il y a également un modèle cache-cœur tout à fait similaire à celui que présente ici mais c’est un patron pour chaîne & trame.
Bonjour Sandrine, il est très joli ce cache coeur !
J’ai cousu il y a quelques années le cache coeur du Burda style de 01/2008. Première fois que je cousais du jersey (viscose) avec ma MAC Pfaff. J’ai pris mon temps et ça s’est assez bien passé. Je n’ai pas fait de surpiqûre aux parementures mais les ai fixées à points de chausson (pour que ça ne tiraille pas) à la main.
Bonn idée en effet que le point de chausson, je note !