J’adore porter des chemises, j’adore les coudre : je vous présente donc aujourd’hui Adrienne !

La chemise Adrienne est le dernier patron d’Elsa alias Urban Fairy et j’ai eu le privilège de faire partie de l’équipe des testeuses ! Cette chemise est proposée avec plusieurs déclinaisons mais je n’ai pour ma part tester que la version « classique » de la chemise.

D’ailleurs voici la description de ce patron par Urban Fairy : « Adrienne est une chemise aux multiples variantes : vous pouvez choisir entre 3 cols et 2 manches. La première version est un patron de chemise classique, avec un col composé de deux parties : pied de col et tombant de col, un empiècement dos et un pli rond au milieu dos. Les manches resserrées par deux plis plats se terminent avec des poignets de chemise avec patte indéchirable. Vous pouvez également choisir deux autres cols : un col lavallière à nouer avec un nœud et un col victorien avec pied de col. Ces deux cols tendances rendront votre chemise plus féminine et moderne : ces cols d’antan sont revenus à la mode ! Pour le dos, vous pouvez également le couper en une seule pièce (sans empiècement et sans pli). La deuxième manche est bouffante et resserrée au niveau du poignet. Avec trois cols, deux versions du dos et deux manches, si vous variez les combinaisons, vous pouvez choisir entre 12 versions différentes.

Le schéma technique de la version chemise :

Les deux autres déclinaisons de ce patron sont le chemisier à col lavallière et le chemisier à col victorien, tous deux proposés avec un dos sans empiècement et manches bouffantes resserrées au poignet par des bracelets de manche :

Le patron a été proposé au format Pochette avec un super prix de lancement : 11€ au lieu de 16€ (hors frais de port) ! Vous vous en doutez, le patron m’a été offert puisque j’ai fait partie de l’équipe des testeuses. J’ai ainsi reçu :
1/ La version test n°1 du patron au format PDF : c’est la chemise que je vous décris aujourd’hui dans cet article ;
2/ La version test n°2 du patron en planche imprimée au format A0 reçue par voie postale. Cette planche m’a permis de voir les modifications qui avaient été apportées par rapport à la version test n°1.

Je vais recevoir dans les jours qui viennent la version corrigée et donc définitive du patron au format pochette. Je l’attends d’ailleurs avec impatience pour me coudre une autre version de ce patron. Le chemisier avec col victorien me tente beaucoup. La version d’Elsa en broderie anglaise est vraiment très jolie !

J’ai été surprise de recevoir toutes ces versions pdf & papier, je ne m’y attendais pas ! Car mine de rien, tout cela représente un certain coût ! Je dois dire que ce fut un réel plaisir de tester ce patron pour Urban Fairy, car il faut bien le dire, j’aime beaucoup les chemises. C’est à mon sens une pièce incontournable à coudre, ça fait partie des challenges de la vie d’une couturière amatrice (et des couturiers of course !). Durant toute la phase de test, Elsa a été disponible et hyper à l’écoute. On a ainsi eu plusieurs échanges par mail au fur et à mesure que je cousais la chemise. Tous ces échanges étaient fort intéressants et enrichissants.

J’ai cousu ma chemise dans une cotonnade grise achetée aux Coupons de Saint-Pierre (boutique Modes & travaux) : 15€ les 3 mètres. C’est un achat que je regrette un peu car ce tissu se froisse énormément. Le rendu n’est donc pas des meilleurs et je n’ose imaginer ce qu’elle donnera après une journée de travail… Le métrage nécessaire pour coudre cette version chemise est 2 mètres.

Côté taille, ce patron est proposé de la taille 32 à 52. J’ai cousu ma version en taille 36, ce qui correspond à mon tour de poitrine et à mon tour de taille. Comme il s’agit d’une chemise, je n’ai donc pas tenu compte du tour de hanches. Pour info, il y a un tableau des mesures finies du vêtement et ça c’est fort appréciable. La stature du patron est 1m68. J’ai beaucoup de chance car je mesure pile-poil cette taille : je n’ai donc pas eu besoin de faire d’ajustement de stature. Sachez qu’il y a des lignes sur le patron qui vous permettent d’ajuster au mieux le patron. Un tableau vous indique précisément le nombre de cm à ajouter ou à soustraire.

Les valeurs de coutures sont incluses : 1 cm pour les coutures d’assemblage, 2 cm pour les valeurs d’ourlet.

La chemise que je vous présente aujourd’hui, c’est donc la version test n°1. Il y avait notamment un souci sur la pièce devant au niveau de la pince et de la ligne de côté. J’ai donc dû modifier le patron pour y remédier. C’est notamment pour cette raison qu’il n’y a que 7 boutons (au lieu de 8).

Je porte donc la chemise telle qu’elle a été conçue dans le premier patronage. Alors certes, ce n’est pas encore ici le patron définitif puisqu’Elsa a revu certains points de patronage depuis mais ça ne dénature en rien l’aspect final de la chemise. Côté aisance, ça me va très bien même si j’ai une petite préférence pour les coupes plus cintrées (au regard de ma morphologie en A). Du coup, j’ai eu l’idée de porter la chemise rentrée dans ma jupe et j’aime beaucoup le résultat :

Ca reste en tout cas la parfaite petite chemise classique intemporelle à avoir absolument dans sa garde-robe. Quand je l’ai montrée pour la première fois à mon mari, il a tout de suite été conquis !

Les épaules sont un peu tombantes, mais ça fait partie du style de cette chemise. Pour la prochaine, je pense toutefois diminuer un peu la longueur épaule, histoire que ça corresponde davantage avec mes mesures personnelles.

Côté cahier technique, j’ai trouvé les instructions claires et suffisamment illustrées pour moi mais il faut dire aussi que ce n’est pas la première chemise que je couds. Je comprends donc aisément les différentes étapes d’assemblage proposées dans le cahier technique.
Si c’est votre toute première chemise, les explications & schémas du cahier pourraient être je pense un peu justes. Mais c’est là où la démarche d’Urban Fairy est hyper intéressante car Elsa vous propose une formation vidéo dédiée spécifiquement aux détails la chemise : vous pourrez ainsi coudre en toute sérénité cette chemise grâce à cette formation vidéo (Elsa a proposé un super prix de lancement : 20€, en ce moment c’est 35€ au lieu de 60€ !). Je précise que je n’ai pas suivi cette formation, mais je ne doute pas une seule seconde que cette formation sera de qualité ! On connait toutes et tous Elsa à travers sa chaine Youtube : outre le fait qu’elle soit hyper enthousiasmante, inspirante et motivante, elle est aussi et surtout hyper pédagogue ! Le niveau indiqué est par conséquent 4/5 sans la formation vidéo, 2/5 avec la formation vidéo.

Cette chemise reprend donc tous les codes de la chemise avec notamment ici le pied de col et le col chemisier.

J’ai particulièrement aimé le patronage du col chemisier qui prévoit deux pièces : le dessus et le dessous de col. L’un est légèrement plus petit que l’autre, ce qui permet, une fois assemblé puis retourné, un meilleur rendu. En fait, au moment de presser au fer, il convient de faire rouler la couture d’assemblage vers le dessous de col, le tombant de col se positionne ainsi correctement.

Côté méthode, j’ai bien aimé celle expliquée dans le cahier technique, je l’ai donc suivie.

Le résultat fini avec le col chemisier relevé:

Côté finitions, il est proposé de fixer le col à la machine ou à la main. J’ai pour ma part opté pour des points « invisibles » sur l’intérieur :

Je préfère porter cette chemise avec le col ouvert plutôt que fermé :

En tout cas, sachez que vous ne serez pas étranglé, il y a suffisamment d’aisance au niveau du col.

Les manches sont longues et finies par un poignet de manche boutonné et fente indéchirable.

Les fentes indéchirables demandent minutie et précision, vous vous en doutez. Avec la vidéo explicative d’Elsa vous ne devriez cependant pas avoir de difficulté !

Le poignet se termine avec une patte. J’aime bien ce détail. La question de savoir s’il fallait positionner la patte en dessous ou au dessus s’est posée. J’ai testé les deux et préféré opter pour la patte positionnée sur le dessus. C’est à mon sens plus une question de goût et de style. Au final on fait comme on veut. C’est ça aussi la couture !

Côté méthode, celle proposée dans le cahier m’a également tout à fait convenu.

Côté finitions, là aussi, il est proposé de piquer à la machine ou à la main. J’ai à nouveau opté pour des points « invisibles » :

Sur l’envers :

Pour le dos, deux options : dos plein ou dos avec empiècement. Comme vous pouvez le voir, j’ai choisi de coudre l’empiècement et le pli rond, je trouve que ça donne du style à la chemise.

L’empiècement est doublé et là aussi c’est une jolie finition intérieure :

Puisque nous sommes sur l’envers, voici quelques photos de la chemise, coté devant :

La technique proposée pour avoir un bel empiècement doublé est celle du Burrito. Résultat : une finition aboutie et soignée sur l’intérieur de la chemise. Si vous découvrez la technique pour la première fois, la vidéo devrait pouvoir vous aider grandement. Cette technique, elle est très tendance depuis quelques temps, vous la connaissez donc sûrement. Je pense que vous serez d’accord avec moi pour dire que ce n’est pas très intuitif comme méthode alors qu’en fait c’est tout simple !

La chemise se ferme au milieu devant par une patte de boutonnage. Il s’agit d’une patte à même et non d’une patte rapportée. Perso, je préfère les chemises qui sont patronnées de cette manière car je trouve la réalisation plus simple et rapide à faire. Alors c’est sûr qu’avec une patte de boutonnage à même, on ne peut ni jouer sur les matières ni sur les couleurs mais moi, perso je préfère nettement.

J’ai pris les boutons que j’avais en stock, récupérés d’une ancienne chemise.

Une fois la patte positionnée selon les lignes du patron puis pressée au fer, il convient de la surpiquer (une double surpiqûre mais je n’en ai fait qu’une). Il est proposé une jolie finition au niveau du bas de la patte de boutonnage et de l’ourlet : vous aurez ainsi un joli coin.

C’est une méthode qui demande certes un peu plus de temps et de précision mais franchement ça vaut le coup car je trouve le résultat nickel !

Voici ce que ça donne sur l’endroit :

Et sur l’envers :

Une vue de l’ourlet (double rentré) et de la couture des côtés de la chemise :

Voilà pour cette chemise Adrienne !