Cela faisait un moment que je voulais me coudre ce patron, c’est à présent chose faite !

Voici la description du blazer Punto par Atelier Scammit : « Veste très couture à la coupe ni trop féminine, ni trop masculine, à porter comme une veste d’hiver. Son double boutonnage lui apporte charisme et chaleur. Elégant col tailleur accueillant la pince poitrine, doublure totale, manche tailleur coudée, poches plaquées et option fente d’aisance au dos. » Vidéo questions/réponses disponible ici.

Voici le schéma technique :

Voici ma version à plat :

Ce patron est proposé au format pochette au prix de 19,90€ ainsi qu’au format PDF au prix de 14,40€. A noter que le prix est supérieur aux autres patrons de la marque. Le prix élevé se comprend et je ne regrette pas du tout mon achat. J’ai acheté le patron-pochette au CSF sur le stand d’Atelier Scammit. L’occasion de pouvoir échanger quelques mots avec l’une des adorables vendeuses mais aussi la créatrice. J’en ai profité pour également acheter le perfecto Electra, l’un des derniers patrons sortis. Pour deux patrons achetés, un sac était offert pour fêter les 10 ans de la marque !

Attention toutefois si vous achetez la pochette car il n’y a qu’une seule planche patron et toutes les pièces se superposent : décalquage obligatoire !

Ce ne sera pas le cas si vous optez pour la version PDF mais il faudra alors compter 4 planches A0 ou 64 pages à imprimer au format A4. A noter que les marges de couture sont incluses (1 cm) et qu’il y a un système de calques de tailles.

Ce patron est proposé du 32 au 52. Un tableau des mesures finies du vêtement nous permet de nous rendre compte de l’aisance apportée au modèle.

Au regard de ces deux tableaux, j’ai cousu intégralement la taille 36 et c’est nickel car il y a suffisamment d’aisance au niveau des hanches.

J’ai décidé de coudre ma veste dans ce lainage bouclette que j’ai acheté chez La Tissuthèque LR à l’occasion de leur boutique éphémère ouverte à Paris pendant le CSF. L’occasion de découvrir et de toucher leurs tissus ! C’est un lainage de belle qualité contenant 55% de laine. Je l’ai acheté 15,90€ le mètre.

Cela faisait un moment que j’entendais parler de cette boutique, je suis donc contente d’avoir enfin pu faire leur connaissance. J’en ai profité pour acheter plusieurs coupons que voici : 2 mailles, de la suédine et donc ce lainage :

Pour la doublure, j’ai utilisé du satin de polyester pour les manches (Les Coupons de Saint-Pierre 15€ les 3 mètres) et une jolie popeline de coton imprimée (cadeau d’une amie pour mon anniv’) pour le corps de la veste.

J’aime beaucoup l’allure de cette veste à la coupe droite avec son col tailleur et son double boutonnage.

Le fait d’avoir cousu ma veste dans ce lainage, ça lui donne l’aspect et la chaleur d’une veste d’hiver que je pourrai également porter quand il fera moins froid en veste d’extérieur, façon manteau.

Mon tissu étant mou avec un tissage façon tweed, j’ai préféré entoiler intégralement ma veste. Pour ce faire, j’ai utilisé du thermocollant pour laineuse. Je l’ai acheté 4€/m dans la boutique parisienne La Mercerie de Charonne (M° Charonne). J’en parle dans cet article.

J’y ai également acheté des épaulettes (3€ la paire), du passepoil et des boutons. Les prix sont aussi attractifs que chez Fil 2000 et gros avantage, la boutique est ouverte le samedi après-midi !

Cette veste est pourvue d’un col tailleur, tout ce qu’il y a de plus classique :

De dos :

Le col relevé :

A noter une pince dans l’encolure :

Elle se positionne dans le prolongement du col tailleur :

De grandes poches plaquées sont prévues au devant :

La veste se ferme sur le devant par une double patte de boutonnage.

J’ai opté pour des boutons achetés là aussi chez La Mercerie de Charonne. C’était les 6 derniers, pile ce dont j’avais besoin. Je trouve qu’ils s’associent parfaitement avec mon tissu bouclette !

Un 7ème bouton est placé sur l’intérieur de la veste pour que le pan puisse bien se fermer correctement.

J’ai réalisé les boutonnières avec mon pied à boutonnières « manuel » et tout s’est bien passé.

Une fente d’aisance est prévue au bas du dos.

Celle-ci est doublée ce qui en fait un détail technique qui demande attention et minutie.

Côté intérieur :

De plus près :

La veste est donc intégralement doublée.

Le pli d’aisance au milieu dos :

Celui du bas des manches :

Pour pouvoir retourner le tout sur l’endroit, j’ai laissé une ouverture dans l’une des coutures latérales :

J’en profite également pour vous montrer ma p’tite étiquette :

Le niveau annoncé est avancé du fait de tous ces détails techniques : col tailleur, poches plaquées, fente d’aisance au dos doublée, épaulettes & cigarettes pour la tête de manche, veste intégralement doublée. Le livret d’instructions (bilingue Français – Anglais) est clair et suffisamment bien illustré mais la vidéo de montage est évidemment bien plus explicite que les instructions de montage. Je regrette toutefois le choix du tissu qui est noir sur l’envers…

Voici ma veste cousue dans le tissu principal :

La doublure, à laquelle il manque encore les manches :

Comme indiqué plus haut, j’ai intégralement entoilé le tissu principal (lainage).

 

Les poches plaquées se cousent aisément. Elles sont doublées, ce qui facilite la gestion des arrondis. J’aime d’ailleurs bien la technique utilisée par Atelier Scammit.

Cette veste est pourvue d’épaulettes. J’ai ici opté pour des épaulettes « tailleur » :

Je les ai recoupées aux bonnes dimensions et je les ai ensuite cousues à la main.

En complément, des cigarettes de manches sont également prévues. J’en avais deux en stock, l’une plus fine & molle que l’autre. Ca s’achète au mètre, je les avais achetées chez Fil 2000 il y quelques années et à l’époque ça coutait moins d’1€/m.

J’ai coupé les bandes aux bonnes dimensions puis j’ai arrondi les extrémités. Je les ai là aussi cousues à la main au niveau de la marge de couture de la tête de manche & de l’emmanchure).

Le résultat : une belle tête de manche arrondie :

L’un des détails techniques qui demande attention & minutie c’est le col tailleur. J’en ai déjà cousu plusieurs donc c’est une étape, certes que j’appréhende, mais que je maitrise malgré tout. J’ai suivi les instructions pour coudre le col tailleur, ce sont d’ailleurs celles que j’avais apprises en cours de couture donc c’était parfait pour moi. A une différence près : je ne crante pas les angles sous le pied de biche, je préfère en effet gérer les incrustations en deux temps.

Les deux cols sont glacés ensemble afin qu’ils restent bien solidaires et que ça ne bouge plus. Je ne vous en parle pas davantage car la vidéo de montage proposée par Atelier Scammit est bien explicite.

L’autre détail technique de ce patron c’est la fente d’aisance au bas du dos. Je me rappelle avoir réalisé une pièce d’étude en cours de couture et la prof nous avait alors dit à l’époque que c’était ce qu’il y avait de plus compliqué à gérer en couture… Coudre une fente d’aisance c’est facile, coudre une fente d’aisance doublée, c’est là que ça se complique ! Ici, le patronage et la couture de cette fente ont été simplifiée et ça me va très bien ! J’ai suivi scrupuleusement les instructions de montage de la vidéo dédiée et tout s’est bien passé.

Voici la fente avant assemblage avec la doublure. Les angles sont cousus en onglet, ce que je trouve particulièrement esthétique.

Pour assembler la doublure, je n’ai suivi que la vidéo, exit les instructions de montage. Pour me faciliter les choses, je me suis mise dans la même situation/position que la vidéo, ce qui m’a permis de mieux comprendre les étapes successives. Je vous recommande d’en faire autant.

L’assemblage se fait en plusieurs étapes. Il y a pas mal d’incrustations à gérer (donc des crantages à faire). Voici à quoi ça ressemble une fois la fente doublée cousue. La doublure est donc assemblée dans un premier temps au bas de la veste :

L’étape la plus délicate est la dernière : coudre toutes les épaisseurs ensemble au niveau du haut de la fente :

Une fois la fente réalisée on peut souffler, le plus dur est fait ! Avant de poursuivre l’assemblage de la doublure, j’ai glacé les ourlets (bas de veste + bas de manches). Dans le livret technique, cette étape arrive bien plus tard mais moi j’ai préféré la faire maintenant. Question d’habitude et de préférence…

Il reste un dernier point qui demande attention, c’est la gestion de la parementure avec l’ourlet car il faut coudre une zone avec incrustation et ce uniquement sur 1 cm !

Une fois que c’est fait, il ne reste plus qu’à gérer le pli d’aisance de la doublure et le tour est joué ! Heureusement qu’une vidéo accompagne toutes ces différentes étapes !

Et voici le résultat final avec le pli d’aisance :

Au niveau de la fente avec les coins en onglet :

Je suis littéralement conquise par ce patron. Si le challenge couturesque vous tente, foncez car vous apprendrez des choses et le résultat final sera véritablement à la hauteur de vos espérances !