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Voici ma seconde version du trench Luzerne…



Pour rappel voici ma première version cousue en 2017, dès la sortie du patron, il y a donc déjà 9 ans ! J’avais réalisé ce trench dans une gabardine un peu trop rigide mais ça ne m’a pas empêchée de porter et de reporter cette veste…


Voici la description de Luzerne faite par Deer and Doe (marque reprise par Closet Core Patterns) : « Ce trench-coat féminin vous permet de rester au sec en toute élégance. Près du corps et à double boutonnage, Luzerne n’est pas doublé, ce qui permet de réaliser de belles finitions au biais à l’intérieur. Il comporte des découpes princesse au-dessus de la taille et des plis en dessous, et des poches passepoilées en diagonale, des manches en deux parties avec pattes de boutonnage ainsi qu’une ceinture à nouer. »

Voici le schéma technique :

Voici ma version à plat :

J’avais acheté ce patron 14€ au format pochette dès sa sortie en 2017. Aujourd’hui le trench Luzerne n’est vendu qu’au format PDF (48 pages A4 ou 2 planches A0) au prix de 16€. A l’époque il n’était proposé que du 34 au 48. Aujourd’hui sa gamme de tailles a été élargie jusqu’au 52. Il y a un tableau avec les mesures finies du vêtement ce qui nous permet de nous rendre compte de l’aisance qui a été apportée au modèle.


Comme pour ma précédente version, j’ai cousu ce patron en taille 38.


Pour ma seconde version, j’ai procédé à quelques modifications pour que ça me corresponde davantage :
– Ligne de taille abaissée de 4 cm
– Bas de la veste allongé de 4 cm
– Manches allongées de 5 cm

J’ai cousu ma veste dans une suédine couleur cacao achetée à La Tissuthèque LR (boutique éphémère ouverte à Paris pendant le CSF 2025) : 18,90€ le mètre pour cette suédine double face de belle qualité. Cette suédine existe en trois coloris :


Il est conseillé de laver ce tissu en « lavage délicat à 30°C » mais je n’ai pas osé le faire… Résultat : cette suédine déteint. Je m’en suis rendu compte en cousant ce trench : mes mains étaient tâchées tout comme ma machine à coudre…

Cette suédine étant double-face et ce trench n’étant pas doublé, le risque de tâcher mes vêtements est donc grand… Heureusement que je porte beaucoup de noir au quotidien… Par précaution, j’éviterai de porter cette veste par temps de pluie ou lorsqu’il fait trop chaud, afin d’éviter toute mauvaise surprise (transpiration, humidité…). Je me demande si un passage au pressing pourrait arranger les choses. Qu’en pensez-vous ?
Ce tissu n’a pas été simple à coudre car il est très dense. J’ai utilisé plusieurs aiguilles différentes mais le point droit sautait de façon aléatoire… Mon meilleur allié a été de coudre cette suédine avec un point allongé (3 voire 3,5 au lieu de 2,5) et avec une aiguille cuir taille 100/120. Ma machine Pfaff possède le double entrainement, ce qui m’a heureusement facilité les choses. Comme j’avais des difficultés pour les coutures d’assemblage, je me suis dit que je n’allais pas risquer de tout gâcher avec des surpiqûres. Ce qui explique qu’il n’y a aucune surpiqûres sur la partie suédine. J’en ai en revanche fait sur le col, les pattes de boutonnage, la ceinture et la parementure car j’ai utilisé un tissu différent. Comme je n’avais pas assez de tissu, j’ai en effet décidé d’utiliser de la gabardine noire de mon stock pour contraster et au final j’aime beaucoup l’association des deux !

Avant d’aller plus loin, j’attire votre attention sur le fait qu’l n’y a pas de précisions sur la pièce 11 (parementure) qu’il faut désolidariser de la pièce 6 (devant). Pour ma seconde version, je n’y ai pas prêté attention et j’ai oublié de rassembler les deux pièces afin de reconstituer l’ensemble du devant. J’ai donc coupé le devant alors qu’il me manquait tout un morceau… Bref, j’ai dû recouper de la suédine pour reconstituer mon devant, ce qui explique la présence d’une couture d’assemblage. Heureusement, celle-ci est dissimulée dans le fond du pli d’aisance !

Côté niveau, ce patron est annoncé « avancé » : si on ne fait pas les boutonnières passepoilées et si on ne ganse pas toutes les coutures au biais, je dirais que le niveau est de 2 voire 3/5 puisqu’il n’y a pas de doublure à gérer. Et le gain de temps est fort appréciable !
Je n’ai donc pas cousu les boutonnières passepoilées. J’avais fait un test lors de ma première version. Si l’expérience vous tente, sachez qu’il y un tuto photos ici.

Voici donc ma veste avec ses boutonnières et ses boutons. Comme j’ai allongé le buste, j’ai ajouté une boutonnière supplémentaire.

J’ai choisi des boutons à queue noirs achetés dans la boutique Modes & Travaux à Paris (0,60€ pièce) :

J’ai eu du mal pour réaliser les boutonnières… Le point sautait de façon systématique…

Ce que j’ai tout de suite aimé dans ce trench, c’est sa coupe ajustée & cintrée : il y a de jolies découpes « princesse » et une couture au niveau de la taille entre le corsage et la partie jupe : le trench est ainsi joliment ajusté à la taille. Comme j’ai ajouté 4 cm de longueur de buste, la découpe arrive à présent au niveau de ma ligne de taille naturelle.

Une ceinture (et ses passants) permet de joliment nouer la veste à la taille :


Le haut du dos est composé de plusieurs empiècements :

Les poches italiennes sont larges et profondes, ce qui est fort appréciable :



Elles sont soulignées d’un empiècement/passepoil qui apporte un charme supplémentaire :


Sur l’envers voici ce que ça donne :

Comme indiqué plus haut, le trench Luzerne n’est pas doublé.

Ici j’ai opté pour des marges de coutures simplement surfilées. Le résultat me convient très bien ainsi. La pose de biais pour ganser toutes les coutures d’assemblage aurait été de toute façon trop fastidieux… A noter que les marges de couture sont de 1,5 cm ce que je trouve peu esthétique, j’aurais dû les réduire avant de les surfiler…

Pour ce qui est du col et de son pied de col, il n’y a pas de difficultés puisque le tout est pris en sandwich entre les deux épaisseurs de l’encolure. C’est donc beaucoup plus simple que de coudre un col de type col tailleur. La technique proposée dans le livret est différente de ce qu’on a l’habitude de faire mais elle fonctionne parfaitement bien !



Voici ce que ça donne le col fermé :

Le col relevé :

Il y a de larges parementures pour bien finir la veste :

Et comme vous pouvez le voir j’ai ajouté une petite étiquette « La couture c’est la vie » achetée sur la boutique d’Emma alias FreundiiCouture.


Je n’ai pas piqué l’ourlet du bas de la veste pour rester dans l’esprit « sans surpiqûres ». Pour maintenir l’ourlet en place, j’ai tout de même mis un ruban adhésif double-face de chez Fil 2000. Je n’aime pas trop cette technique mais sur du cuir ou sur de la suédine ça me semblait cohérent…

Les manches longues sont de type « tailleur », donc en deux parties.

Une patte de boutonnage décorative est positionnée sur le bas de la manche, j’aime beaucoup ce détail.

Voilà pour ce trench Luzerne !

