C’est un patron que j’ai acheté dès sa sortie en octobre dernier. J’attendais juste que le printemps arrive pour commencer à coudre cette jolie veste…

Il s’agit de la parka Nils de Coralie Bijasson dont voici la description : « Transformez votre garde-robe avec la parka Nils, un modèle de parka oversize, polyvalent et élégant. Conçu pour s’adapter à toutes les morphologies, ce patron couvre une large gamme de tailles, du 34 au 56, pour permettre à chacune de créer la parka parfaite. Ce patron versatile propose deux options de style : une parka avec capuche pour un look pratique et moderne, ou avec un maxi col pour une touche sophistiquée. Les détails soignés, tels que les poches passepoilées à rabats et la coulisse de taille permettant de mettre en valeur votre taille, ajoutent à la fois fonctionnalité et féminité à cette pièce intemporelle. Créez une parka Nils qui allie style, confort et praticité pour une pièce maîtresse de votre garde-robe, intemporelle et adaptée à toutes les occasions. Chaque détail du patron de la parka Nils a été pensé et élaboré avec passion en France. »

La version avec col :

Voici le schéma technique :

J’ai opté pour la version avec col mais comme vous pouvez le remarquer, j’ai revu ses proportions car je le trouvais trop imposant. Et autre modification qui a son importance : j’ai allongé la parka de 10 cm.

Voici ma version à plat :

J’ai acheté ce patron au format PDF au prix de 7,92€ au lieu de 9,90€ grâce à un code promo de -20% de Bérangère alias Couture & Paillettes qui avait d’ailleurs fait une vidéo/présentation de ce modèle. Ce patron existe également au format pochette au prix de 17,90€. J’ai imprimé le patron au format A0 chez Impression Plan. A noter que ça représente 3 planches A0 (40 feuilles au format A4).

J’ai décalqué les pièces doublure car elles sont incluses dans le patron principal.

La pièce doublure devant soulignée en rouge :

J’ai cousu ma version dans cette gabardine de coton beige achetée 20€ les trois mètres dans la boutique Les Coupons de Saint-Pierre.

Je l’ai associée à une popeline de coton achetée dans la même enseigne 15€ les trois mètres. Je n’ai pas utilisé de doublure acétate pour les manches puisqu’elles étaient suffisamment larges pour pouvoir enfiler la veste sans être gênée. Ci-dessous c’est la doublure de la veste avant assemblage au tissu principal :

Ce patron est proposé de la taille 34 à la taille 56. Un tableau avec les mesures finies du vêtement permet de se rendre compte de l’aisance apportée au modèle. C’est un patron indiqué comme étant oversize.

J’ai cousu la taille 38 pour être sûre de pouvoir cumuler les couches en-dessous #teamfrileuse mais au final j’aurais vraiment pu coudre la taille 36. Mais j’avais un doute : je venais en fait de coudre la veste Kikyo de Waffle Patterns en taille 38, veste dans laquelle je me sentais engoncée au niveau des manches… Du coup, j’avais peur de rencontrer de nouveau ce souci… Ceci explique cela ! Mais en fait, pour Nils, pas de soucis : l’aisance est tout à fait suffisante au niveau des manches…

J’aime beaucoup la coupe de cette veste avec cette taille resserrée par une coulisse dans laquelle passent des liens.

J’ai ici utilisé des œillets Prym et les stop cordons viennent de chez Fil 2000.

La coulisse est une bande rapportée qu’on vient coudre sur l’extérieur de la veste, du dos jusqu’au devant.

Les extrémités de la coulisse sont prises dans la couture d’assemblage avec la doublure, ce que je trouve plutôt bien pensé.

Voici la ceinture en cours de couture. Ce sont ici des œillets de la marque Prym que j’ai posés avec facilité grâce à la pince de cette même marque :

La veste se ferme au devant par des boutons. J’ai ici opté pour des pressions anorak Prym qui se posent aisément grâce à la pince (tuto ici). Les pressions viennent-elles aussi de chez Fil 2000. La patte de boutonnage se forme par un simple pliage, il s’agit donc ici d’une parementure à même qu’on vient ensuite surpiquer à la toute fin.

La veste est proposée soit avec une capuche soit avec un col. Comme vous pouvez le constater j’ai opté pour le col.

J’ai cependant revu les proportions du col car je le trouvais vraiment trop imposant. Pour ce faire, j’ai tout simplement repris la pièce col et recoupé le patronage comme vous pouvez le voir ci-dessous :

Ce petit col n’est cependant pas tout à fait adapté car l’encolure de cette veste est large, bien plus échancrée que ce que j’imaginais. Le port d’une écharpe ou d’un foulard sera par conséquent tout à fait adéquat.

Voici ce que ça donne fermé :

Avec le col relevé :

Le bas des manches est souligné par une patte boutonnée et un passant. J’ai fait une double surpiqûre pour le côté esthétique.

On peut resserrer le bas de manche à notre convenance grâce à deux pressions qui sont fixées à 10 cm l’une de l’autre.

Ce détail me plaisant bien, j’ai décidé d’ajouter également des pattes au niveau des épaules. ça vient ainsi rehausser le haut de la veste, j’aime beaucoup ! A noter que les manches sont tombantes (visuellement j’aime moins…). Côté couture c’est en tout plus simple à gérer car il n’y a pas d’embu à gérer

Côté poches, ce sont des poches passepoilées à rabats qui sont proposées, j’aime bien ce détail.

Quand on soulève le rabat, on aperçoit la poche passepoilée :

Le bas de la parka est de forme arrondie, c’est là encore un détail qui apporte féminité & charme à ce modèle.

La veste est intégralement doublée.

Le pli d’aisance au milieu dos :

Le pli d’aisance au bas de la veste :

Le pli d’aisance au bas des manches :

J’ai particulièrement apprécié que la parementure/enforme devant soit large, ça permet ainsi de ne pas voir la doublure au niveau de l’encolure quand on ouvre la veste.

Sur la parementure dos, j’ai cousu une étiquette de chez Emma alias Freundiicouture shop qui me correspond tout à fait !

Côté niveau, ce modèle est indiqué comme étant « expert ». Si vous avez déjà cousu des vestes doublées, pas de soucis. A mon sens, la seule difficulté, ce sont les poches passepoilées à rabats et le grand col réhaussé d’une patte boutonnée (que je n’ai donc pas cousue). J’ai trouvé le livret d’instructions clair et suffisamment bien illustré (en tout cas pour moi). Une vidéo pas à pas est proposée sur la chaine YouTube de la créatrice, ce qui est un vrai plus car ça nous permet de mieux appréhender et/ou de visualiser certaines étapes couture. Perso, j’ai suivi à la fois le livret d’instructions et la vidéo, ces deux formats sont en effet très complémentaires.

Question entoilage, j’ai entoilé plus que ce qui était préconisé par la créatrice. Tout dépend en effet de votre tissu. Perso, j’ai donc entoilé la patte de boutonnage (sur 10 cm au lieu de 5), les entrées de poche, les passepoils, les rabats, les pattes de manches & d’épaules (dessous + dessus), le col (dessous + dessus) le bas de manche, les enformes devant & dos du bas de la veste, les zones pour les boutons pressions, l’encolure devant & l’encolure dos, les enformes devant & dos du haut de la veste.

Pour les poches passepoilées à rabats, j’ai réalisé au préalable une pièce d’étude. Cela m’a permis d’être plus confiante sur celles qui allaient être définitives. Cela m’a également permis de voir où étaient les points qui demandaient une attention particulière. On le sait, tout est affaire de précision, de minutie et de millimètres ! Perso, je n’hésite pas à tracer mes repères à la craie ou comme ici au stylo frixion.

Côté envers, voici ce que ça donne :

Quand je soulève la poche, on voit le bouton pression. Pour renforcer cette zone, je l’ai entoilée et j’ai ajouté un petit morceau de tissu.

Voici quelques étapes pour confectionner cette poche :

Pour la réalisation du col, j’ai utilisé la technique de Rachel qu’elle propose dans son tout dernier cours vidéo « Comment bien réussir ses cols ».

C’est un cours que j’ai acheté dès sa sortie avec un prix de lancement de 20€ au lieu de 25€. C’est un cours vidéo clair et bien expliqué, comme toujours avec Rachel.

Il est dédié au col chemisier mais il m’a tout de même été très utile pour la confection du col de ma veste. Pour obtenir une jolie pointe, il y a trois astuces que nous révèle Rachel dont celle que vous connaissez certainement : la technique du fil ! Je l’expérimente depuis deux ans maintenant, cette technique fonctionne très bien. J’en parle notamment ici.

Le fil me permet également de mieux gérer les surpiqûres au niveau de la pointe du col :

Nils est une veste intégralement doublée. On laisse une ouverture dans l’une des manches pour ensuite pouvoir retourner la veste sur l’endroit.

La gestion avec la doublure avec le pli d’aisance se fait bien. Il ne faut pas hésiter à regarder la vidéo plusieurs fois pour en comprendre le principe.

Une fois cette étape réalisée, on vient assembler les deux vestes endroit contre endroit en cousant tout le bas et tout le haut de la veste, le col est ainsi pris en sandwich entre les deux épaisseurs.

J’ai cranté dans les arrondis :

Arrive ensuite l’étape où on retourne la veste sur l’endroit : la magie de la couture va-t-elle opérer ?!

Heureusement oui ! Il reste encore une étape finale (outre la gestion des manches) : la surpiqûre. On vient en effet fixer la patte de boutonnage et l’ourlet en effectuant une piqûre dans le sillon de la couture.

J’utilise ici le pied de biche Pfaff « piqûre dans la couture » qui, grâce à son guide, permet de coudre avec plus de précisions :

Le résultat côté patte de boutonnage :

Cette surpiqûre, je l’ai faite d’un seul tenant pour éviter d’avoir des points d’arrêts disgracieux…

Et autre point de détail qui a son importance : je n’ai pas cousu dans le sillon de la couture au niveau de la jonction doublure/enforme mais plutôt à 3 cm du bas de la veste :

On ne peut en effet pas piquer dans le sillon à cause du pli d’aisance. Pour avoir une jolie surpiqûre, j’ai donc préféré surpiqué juste en dessous du pli et donc à 3 cm du bord tout du long.

Côté endroit :

Voilà pour cette veste que j’ai appréciée coudre et que je porte depuis maintenant quelques semaines !