C’est la saison des robes estivales… Voici la deuxième de cette série « spécial été 2023 » !





Ça faisait un moment que je voulais coudre un modèle de la marque de patrons Coralie Bijasson. Il y a quelques mois de ça j’ai donc profité d’une promotion en achetant trois patrons dans la foulée : la veste Naïade, la blouse/robe Alaia et la robe longue Abigaelle. C’est de cette dernière dont on va parler aujourd’hui. Je suis d’ailleurs contente de pouvoir vous la montrer en situation réelle puisque j’ai pu mettre cette jolie robe dans ma valise de vacances !






C’est un patron que j’ai acheté en promotion au format PDF au prix de 6,65 € au lieu de 9,50€ sur le site de Makerist. Sinon, sachez qu’il existe aussi au format pochette au prix de 15,90€. J’ai imprimé ce patron au format A0 (2 pages) chez Impression plan. Ça ne m’était revenu vraiment pas cher car les frais de port étaient à l’époque offerts (soit 11,40 € les 6 planches A0 imprimées en noir & blanc). A noter que ce patron prévoit des marges de couture incluses (1 cm pour l’assemblage, 3 cm pour les ourlets).

Le schéma technique :

Ce patron est proposé de la taille 34 à 48. A noter qu’il n’y a pas de tableau avec les mesures finies du vêtement. Au regard du tableau des tailles, j’ai intégralement cousu ma version en taille 36 (je n’ai tenu compte que du tour de poitrine et du tour de taille). J’ai en revanche juste dû revoir la longueur de la robe car sur les photos, elle se porte plutôt mi-mollet alors que moi, j’envisageais plutôt une longueur chevilles. Question de préférence…

Le niveau indiqué est « moyen – niveau 2 ». Si vous ne cousez pas comme moi, les manches longues finies par des poignets boutonnés, le niveau sera alors bien plus facile. Il y aura juste des petits points techniques comme l’encolure en V finie par une parementure, la gestion des fronces et du zip invisible. J’ai trouvé le livret clair et suffisamment illustré (en tout cas pour moi). Je n’ai pas forcément suivi à la lettre la gamme de montage. Dans les explications, il est par exemple dit de piquer en une seule fois le dessous de manche et le côté de la robe mais perso, je préfère assembler les manches d’un côté et le corsage de l’autre et ensuite coudre la manche fermée à l’emmanchure du corsage.
A noter, qu’il y a une vidéo pas à pas pour coudre ce modèle sur la chaine YouTube de la créatrice :
Le choix du tissu déterminera également le niveau de difficulté : plus le tissu sera fin et fluide plus ce sera difficile en terme de coupe et de couture.
Côté tissu, justement, j’ai pour ma part opté pour cette viscose kaki achetée 15€ les trois mètres dans la boutique Modes & travaux (Les Coupons de Saint-Pierre). Dans le livret technique, il est indiqué 3m60 de tissu, mais comme j’ai opté pour des manches courtes, je n’ai donc pas eu besoin d’autant de matière. Dans le doute, j’avais tout de même acheté deux coupons soit 6 m au total… Du coup, vous verrez bientôt une autre robe longue cousue dans ce même tissu !
D’une manière générale, j’aime beaucoup coudre et porter des robes longues. Je trouve ça à la fois féminin et élégant.

Le décolleté au devant est une encolure en V, j’aime beaucoup :



Celle-ci est finie par une parementure. Si c’était à refaire, je la prévoirais alors un peu plus large, notamment celle du dos. Comme indiqué dans le livret technique, j’ai réalisé une sous-piqûre mais il est fort probable que je fasse en plus une surpiqûre (édit du jour, c’est fait !), histoire que les parementures restent bien sur l’intérieur. J’ai en effet remarqué, une fois les vêtements lavés, que c’était bien plus facile de les repasser quand les parementures étaient fixées par une surpiqûre !




Le dos a une couture au milieu dos, ce qui est peu commun. A vrai dire, je ne vois pas trop ce que ça apporte ici puisque le corsage n’est pas ajusté…. Dans mon tissu imprimé, on ne remarque presque pas cette couture. Dans un tissu uni, ça me gênerait un peu visuellement. Attention aussi si vous utilisez un tissu avec un imprimé qui demanderait des raccords…


La robe blouse à la taille et je trouve ça très joli. Il y a en fait une découpe avec une bande de taille qui permet de marquer la taille. Voici la robe sans ceinture :


Des fronces sont prévues au bas du corsage pour le faire blouser :

Je regrette juste que cette ceinture ne soit pas doublée ou tout du moins entoilée… Voici ce que ça donne sur l’envers :

Comme vous pouvez le remarquez, la piqûre d’assemblage est en noir et le surfilage est en gris :

Puisqu’on est sur l’envers :

Pour les coutures ouvertes, j’ai surfilé en noir :

Je porte ici cette robe ceinturée, ça souligne la taille et ça habille joliment la robe :

La jupe longue est composée de trois morceaux dont deux froncés.


Si vous aimez les fronces, cette robe est pour vous ! Perso, ce n’est pas trop ma tasse de thé… ce qui explique que mes fronces ne soient pas tout à fait bien équilibrées & réparties… J’ai passé deux fils de fronces mais ça n’a pas suffit…


En tout cas, ça donne du volume au bas de la jupe et j’aime bien ce style :



J’aime beaucoup cet esprit bohème et dansant. Voici la robe en mouvement :


Comme indiqué plus haut, j’ai allongé la robe pour que celle-ci m’arrive au niveau des chevilles. Pour ce faire j’ai donc allongé le dernier panneau de 11 cm. Côté finitions, j’ai fait un double rentré d’1 cm en guise d’ourlet.

La robe se ferme par un zip invisible qui est placé sur le côté gauche, quelques centimètres sous le dessous de bras. C’est ainsi très discret (d’une manière générale, je n’aime pas du tout quand les zips sont cousus en plein dans le milieu dos !).


Comme il y a une ceinture à la taille, il faut faire attention aux raccords lors de la pose du zip. Je n’hésite pas à faire plusieurs crans de montage. Je couds ensuite le zip à grands points (à la machine à coudre) sur quelques centimètres au niveau des parties délicates (ici les raccords de la ceinture) avant de le fixer définitivement et si ça ne va pas, alors je recommence…




J’ai ici opté pour des manches courtes alors que le patron prévoit des manches longues finies par des poignets boutonnées. Pour ce faire, j’ai tout simplement raccourci la manche à la longueur souhaitée. Si c’était à refaire, j’ajouterai un peu d’aisance car au porté, je me sens un peu étriquée…



Voilà pour cette robe longue. Je suis ravie qu’elle rejoigne ma garde-robe estivale ! Elle répond totalement à mon style, à mes attentes & envies du moment !








Super belle robe qui te va très bien.
Bises de Normandie…
Merci beaucoup Joëlle !
Je regarde cette robe depuis sa sortie parce que comme vous j’aime et je porte jupe et robe longues mais je n’ai pas franchi le pas car je suis limite question taille. Je la voyais en voile de coton.
Elle vous va très bien avec un poil de couleur. Vous êtes ravissante
Merci beaucoup ! En voile de coton c’est une bonne idée mais attention à la transparence du tissu…
Jolie robe qui vous va à ravir .
Bonnes vacances
Merci beaucoup !!!
Merci pour cette proposition de robe, elle me tente et semble agréable par fortes températures !
Je vous remercie pour cette analyse complète comme à votre habitude.
Merci pour tous ces compliments qui font plaisir à lire !
Bonjour Sandrine, Jolie robe ! La viscose sur un buste ajusté est confortable par temps chaud ?
Dis-moi : quand tu réalises une jupe corolle, je suppose que tu la laisses suspendre sur ton mannequin pendant au moins une nuit (pour que les parties de tissu en biais se détendent et se positionnent) avant de coudre l’ourlet…
Mais ensuite, comment fais-tu pour tracer ce fichu ourlet ? Je trouve que c’est un vrai casse tête à faire seule…!
Coucou Fourmi ! En l’occurrence il faisait ce jour-là 36°C mais avec un vent de folie donc ça passait très bien. Quand il fait vraiment trop chaud, il vaut mieux éviter en effet les robes ajustées… Alors oui, je suspend systématiquement toutes mes robes et jupes évasées qui ont de l’ampleur pendant plusieurs jours, histoire de voir si elles se déforment ou pas. Pour celle-ci, il n’y a pas eu de déformation car les deux volants sont de simples rectangles froncés coupés dans le droit-fil. Quand le tissu se déforme et ce de façon inégale, je n’ai pas 36 méthodes et en même temps, y’a pas de secrets… Je mets la jupe ou la robe sur mon mannequin (dont les mensurations sont plus ou moins identiques à moi) et j’égalise en général à l’oeil. C’est ce que je faisais pour mes robes de danse dont le volume et l’ampleur du bas étaient gigantesques. Pour des robes dont l’ampleur est moindre, toujours sur mannequin, je mesure avec une règle depuis le sol et je pointe l’ourlet tout du long à égale distance. Autre méthode, je mets la robe ou la jupe bien à plat sur mon plan de travail et je mesure depuis la taille la distance taille/ourlet et j’égalise. Tout dernièrement, j’ai cousu une jupe dont la doublure s’est littéralement déformée par rapport au tissu principal qui lui n’avait pas du tout bougé. J’ai donc superposé les deux bien à plat en me servant du tissu principal comme guide pour égaliser ma doublure. Voilà, voilà…
Bonjour Sandrine, Ourlet de la jupe corolle du patron McCalls 7891 la semaine dernière… Je me suis inspirée de ta méthode avec mannequin + grande règle et ça a bien fonctionné ! Merci !
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